Qu’est-ce que la maladie de Verneuil ?

La maladie de Verneuil est une appellation spécifiquement francophone qui tire son nom du chirurgien français  Aristide Verneuil qui, en 1854, fut le premier à décrire la maladie1.

Elle est également connue sous d’autres noms : hidradénite ou hidrosadénite suppurée, acné inversée et maladie de Velpeau.

La maladie de Verneuil est une maladie inflammatoire chronique et invalidante de la peau caractérisée par des  lésions cutanées inflammatoires répétitives, généralement situées profondément dans les zones corporelles riches en glandes apocrines – le plus souvent les régions axillaire, inguinale et anogénitale1.

Ces lésions cutanées sont généralement douloureuses et se présentent sous forme de nodules (formation anormale, arrondie, palpable dans ou sous la peau).

La maladie de Verneuil peut emprunter des formes diverses, variables d’une personne à l’autre. En effet, les nodules peuvent :

  • apparaître lors de poussées de la maladie puis disparaître spontanément,
  • être permanents et se transformer en abcès,
  • et dans certains cas, libérer du pus en se rompant, à l’origine d’une odeur déplaisante, et pouvant évoluer vers des fistules et cicatrices1.

Les cas légers de la maladie de Verneuil se manifestent par des nodules ressemblant à de  petites bosses ou des kystes cutanés, tandis que les cas plus graves peuvent présenter des abcès multiples et répétitifs1.

Les lésions liées à la maladie de Verneuil peuvent être très gênantes  et douloureuses et être à  l’origine d’une altération de la qualité de vie des patients atteints de cette affection2.

La maladie de Verneuil peut survenir à tout âge, mais elle apparaît généralement chez l’adulte au début de la vingtaine, le taux de personnes atteintes diminuant après l’âge de 50 ans2.

Population française touché

Le taux global de prévalence (pourcentage de la population atteinte) de la maladie de Verneuil est estimé à 1 %1.

Toutefois, cette affection est souvent méconnue des médecins non spécialistes de la peau et le nombre de personnes qui reçoivent effectivement un diagnostic de maladie de Verneuil semble sous-évalué2.

Si tous les cas de maladie de Verneuil ne sont pas évolutifs (ce qui signifie que l’affection ne va pas nécessairement s’aggraver avec le temps), dans certains cas, la maladie peut continuer de réapparaître et de s’aggraver1.

Il est donc important de diagnostiquer et de prendre en charge  précocement les patients atteints de la maladie de Verneuil8.

Le dermatologue est là pour poser le diagnostic.

 

REFERENCES

  1. Revuz J. Hidradenitis Suppurativa. JEADV 2009, 23, 985-98.
  2. Jemec G. Hidradenitis Suppurativa. N Engl J Med 2012;366:158-64.
  3. Kelly G et al. Hidradenitis suppurativa: the role of immune dysregulation. Internal journal of dermatology 2014, Doi: 10,111/ijd,12550, 1-11
  4. British association of dermatologists. Hidradenitis suppurativa patient leaflet.Disponible à : http://www.bad.org.uk/for-the-public/patientinformation-leaflets [consulté le 01 08 2015].
  5. Dufour DN, et al. Hidradenitis suppurativa: a common and burdensome, yet under-recognised inflammatory skin disease. Postgrad Med J 2014;90:216-221.
  6. Revuz J. Et al. Prevalence and factors associated with hidradenitis suppurativa: results from two case-control studies. J AM ACAD DERMATOL 2008, volume 59, number 4, 596-601
  7. Population totale par sexe et âge au 1er janvier 2015, France y compris Mayotte. Insee, estimations de population (résultats provisoires arrêtés à fin 2014).
  8. Buimer M.G. et al. Hidradenitis suppurativa. British Journal of Surgery 2009;96:350-360.